Une journée inhabituelle !

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Une journée inhabituelle !

Le matin, je devais aller faire une promenade
Avec mes copains de crèche et les animatrices. .
Revenus enfin de cette matinale balade,
Nous attendions nos parents sans faire de malice.

C’est ma maman qui vient me chercher habituellement !
Mais là, quelle fut ma déception, ce n’était pas elle !
J’ai eu un gros chagrin à cause de ce bouleversement !
C’était Cicise ! Ni papa, ni maman, et moi, je ne voulais qu’elle !

Je me suis mise à pleurer à cause de cette anxiété !
Pour me consoler, j’ai agrippé mes doudous vivement,
Je me suis habillée chaudement sans rapidité,
Trop déçue de ne pas être portée par ma maman !

Dans la voiture, Pollou attendait sagement !
Il n’a pas compris mon désarroi et ma peine,
Et les larmes coulaient encore nerveusement
Sur mes petites joues car j’étais loin d’être sereine.

Mais la tristesse s’est évanouie peu à peu,
En entendant les paroles réconfortantes
De quelques chansonnettes qui séchèrent mes yeux.
Et là, mon petit cœur a souri, je suis une battante !

Dans ma maison, enfin ! Mais maman n’était pas là !
J’étais contente de revoir mes jouets !
J’étais chez moi, je pouvais gambader ça et là,
Me balancer sur mon cheval et lui raconter mes secrets.

Après un bon repas, j’ai choisi mon dessert préféré.
Je sais où cela se trouve, dans un meuble très froid.
J’ai donc dégusté avec ravissement ce chocolat tant vénéré !
Il m’a même fait oublier mon chagrin et ses émois.

Je ressentis soudain une certaine fatigue, et avec aisance,
J’ai gravi l’escalier menant à ma chambre, et dans mon grand lit,
La chaleur m’a enveloppée de sa douce bienfaisance.
Entre ces murs roses, sous la couette, je me suis endormie.

Mais j’ai dormi, dormi, pendant de longues heures.
Au réveil, maman n’était toujours pas encore là !
J’ai montré à Cicise où chercher mon goûter, c’était l’heure !
Elle ne le savait pas. Heureusement que je me débrouille seule, moi !

Bien reposée, le ventre bien rempli, j’ai fait mon sport !
J’ai un peu effrayé Pollou qui surveillait mes sauts !
C’est mon hobby ! Je grimpe sur le canapé puis sur le rebord,
Et hop, je saute sur les coussins, je les prends d’assaut !

D’un fauteuil à l’autre, pas besoin de passerelle,
Je m’élance et j’atterris sur celui d’à côté sans ménagement.
Une vraie acrobate, je mime parfaitement la sauterelle !
Je m’amuse bien, je continue jusqu’à l’essoufflement !

Alors Cicise, pour me calmer et peut-être pour cacher sa peur,
Allume la télévision. Donc, je m’assieds sur mon petit fauteuil noir,
Et je regarde les images d’un dessin animé… Un vrai bonheur !
Cicise recule mon siège, mais, en cachette, je l’avance pour mieux voir !

Les minutes défilent ainsi, et le jour disparaît insidieusement.
On voit le noir derrière les fenêtres, ce qui assombrit le salon.
Par magie, deux lumières semblent traverser les vitres furtivement.
Là, j’en suis certaine, c’est la voiture de maman, papa et les garçons.

Ah enfin !

Fin

Poème écrit pour Linon, le 15 novembre 2019



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